Les opéras en contexte, deuxième partie: l’Opéra Bastille (version française), par Alan Miller
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What does it matter what you say about buildings? Est-ce qu’il existent des bâtiments mauvais ou médiocres qui nous fascinent quand-même? Je ne parle pas des “guilty pleasures,” une tendance devenue si quotidienne qu’on peut voir Plan 9 from Outer Space à la Cinémathèque Française. Je parle, bien sûr, de l’Opéra Bastille, une édifice qui résiste à chaque tentative de la décrire ainsi.
Peut-être sent-on quelque peu de compassion pour un bâtiment critiqué, par Hugues Gall, l’ancien directeur de l’Opéra national de Paris, par exemple, comme une “mauvaise réponse à une question qui ne se posait pas.” Si cette question—Paris, est-ce qu’elle a besoin d’un nouveau opéra?—était en jeu aux années 1980, elle n’est pas plus contestée. Paris soutient simultanément le Palais Garnier, l’Opéra Bastille, et des autres théâtres qui présentent l’opéra.

